Conférence : Les multiples visages de la dépendance – cooccurrence des addictions et des troubles psychiatriques

Le Centre scientifique de l’Académie des sciences de Pologne à Paris a le plaisir de vous inviter à une conférence de la Professeure Grażyna Biała, Ph.D., HDR (pharm.), professeure de pharmacologie à l’Université médicale de Lublin. Elle présentera ses recherches sur la cooccurrence des addictions et des troubles mentaux. La conférence sera donnée en polonais, dans un format vulgarisé accessible à tous, quel que soit le niveau de connaissance du sujet.

 

Programme de l’événement :

18h30 – 19h30 : conférence par la Professeure Grażyna Biała

19h30 – 20h00 : rencontre conviviale autour d’un café et discussion

Inscription :

Pour participer, merci d’envoyer un e‑mail à secretariat@paris.pan.pl ou de remplir le formulaire d’inscription en ligne (en polonais).

Aperçu de la conférence :

La dépendance est une maladie cérébrale complexe, caractérisée par un besoin compulsif de consommer des substances malgré leurs effets néfastes. Cela est particulièrement vrai pour les médicaments sur ordonnance, dont l’usage peut totalement dominer la vie de la personne dépendante.

La situation se complique davantage dans le cas de la double diagnostic — la présence simultanée d’une addiction et d’un autre trouble mental. Les substances psychoactives peuvent mimer les symptômes des maladies neuropsychiatriques. Elles peuvent être utilisées comme auto‑médication face à des troubles tels que la dépression, l’anxiété, la psychose ou des difficultés interpersonnelles, ou pour pallier les effets secondaires d’autres médicaments. Les mécanismes sous-jacents à cette cooccurrence pointent souvent vers le système de récompense cérébral, où un excès de dopamine joue un rôle clé dans les sensations hédonistes. Des altérations neurodéveloppementales, notamment au niveau de l’hippocampe, peuvent également favoriser l’apparition de pathologies comme la schizophrénie, conduisant à des dysfonctionnements des connexions neuronales.

Ces mécanismes neurobiologiques communs — surproduction de dopamine ou dysfonctionnement de l’hippocampe — peuvent être à l’origine tant des addictions que des troubles mentaux. Le risque de développer ces conditions est modulé par des facteurs tels que la génétique, l’environnement et le développement pendant l’enfance.

Ces thèmes constituent la base d’un projet de recherche financé par l’Agence nationale polonaise pour l’échange académique (NAWA) dans le cadre du programme PHC Polonium, mené en collaboration avec le Groupe de Recherche sur l’Alcool & les Pharmacodépendances (GRAP) de l’Université Picardie Jules Verne (UPJV) à Amiens, France. La professeure Grażyna Biała en est la cheffe de projet côté polonais, tandis que le professeur Mickael Naassila dirige le volet français.

À propos de la conférencière :

La Professeure Grażyna Biała est pharmacienne et pharmacologue polonaise, professeure en sciences pharmaceutiques et cheffe du département de pharmacologie et pharmacodynamie à l’Université médicale de Lublin.

Elle est auteure de plusieurs centaines d’articles scientifiques et détentrice d’un brevet. Membre de nombreuses sociétés savantes, dont le Comité de physiologie et de pharmacologie de l’Académie polonaise des sciences (PAN), elle siège aussi dans les comités de rédaction de 25 revues internationales, telles que Neurochemical Research et Molecules.

Elle a reçu de nombreuses distinctions : trois prix du Ministre polonais de la Santé, le prix Jędrzej Śniadecki de la Division des sciences médicales de la PAN (2019), la Médaille d’or pour services rendus, l’Insigne honorifique pour services à la santé, l’Insigne honorifique de la Société pharmaceutique polonaise, la Médaille de l’Université médicale de Lublin, ainsi que la Médaille de la Commission nationale de l’éducation (KEN). Elle figure parmi les 2 % des chercheurs les plus cités au monde selon le classement de l’Université Stanford (2020‑2021).

La professeure Biała a dirigé 15 thèses de doctorat et mené de nombreux projets financés par sources externes (notamment des subventions NCN Opus), ainsi que des initiatives européennes telles que High Quality Medical Education (2019–2023) et un financement international du Fonds de Visegrád (2022–2023). De 1991 à 2010, elle a effectué sept stages de recherche en France (financés par l’INSERM et le Ministère français de l’Enseignement supérieur et de la Recherche), ainsi que 11 mobilités dans des universités européennes dans le cadre du programme Erasmus+. Elle est également experte pour la NCN, la NCBiR, l’OPI, la NAWA, la PKA et l’ABM.

Date

16 Sep 2025
Expiré!

Heure

18h30 - 20h00